Les sensations de la depression

Ecrit par : dimanche, août 24, 2014 10 Permalink

Aujourd’hui cet article rend hommage à un article du huffington post  sur les sensations de la dépression. Je trouve interressant l’idée d’illustrer matériellement les sensations des gens dépressifs. Un des problèmes des dépressifs est de se sentir seul dans sa situation et incompris face à leur symptômes. Pourtant beaucoup de gens sentent la même chose.

Par souci de respect du droit sur la copie, je ne vais pas copier les illustrations de cet article, mais n’hésitez pas à aller les voir sur le lien. Quant à moi, j’illustrerai cet article avec des photos dont j’ai les droits de diffusion…

Sensation Mode Pilotage Automatique

Les gens dépressifs peuvent se sentir en mode pilotage automatique avec un ressenti d'impuissance sur les choix à faire

Les gens dépressifs peuvent se sentir en mode pilotage automatique avec un ressenti d’impuissance sur les choix à faire

Certaines personnes souffrent tellement qu’elles en viennent à ne plus se sentir capable de prendre en main leur vie. Un peu comme si elle devaient lacher le volant de leur vie à chaque difficulté. Elles aimeraient évidemment être maître de leur parcours ou de leur decisions à prendre, mais impossible. Dans la formation gratuite en vidéo que je propose (inscrivez-vous si vous ne l’avez pas encore vue) on comprend que ce comportement est lié à un déclencheur. Ici une difficulté (un choix à faire) déclenche un reflexe inadapté (lacher le volant). Inutile de dire : » il n’y a qu’à tenir le volant plus fort ! », ou « fait un effort, tu vois bien que ça ne sert à rien de lacher le volant enfin !!! » ni de crier ni rien. C’est le déclencheur qu’il faut désamorcer, et comme vous l’apprenez dans la vidéo, le déclencheur est inconscient, donc la manipulation de désamorçage ne se fait pas dans un premier temps à un niveau conscient. Heureusement des techniques existent pour aider les gens qui en souffrent à reprendre leur vie en main et à se libérer de ce genre de mécanisme réducteur et handicapant et se soulager de chaque symptôme les uns après les autres. Vous le savez, je propose en cabinet des techniques basées sur les mouvements oculaires. Et ça marche.

La sensation d’écrasement

Un des symptôme de la dépression est l'écrasement

Un des symptôme de la dépression est l’écrasement

Un autre problème majeur du dépressif est la douleur de la
sensation physique. Beaucoup de personnes se sentent oppressées, écrasées. On peut parler d’oppression dans la poitrine, du mal à respirer. Cela peut aussi être des douleurs au niveau du coeur ou dans le ventre. Bref, pas des choses faciles à porter au quotidien. Là encore quand on comprend dans la vidéo formation qu’à chaque évenementothèque où le cerveau se sent en danger, il fabrique une substance qui ira immédiatement dans le sang. Ce pourra être des substances utiles certes dans une certaine mesure, mais qui ne le sont plus quand le danger réel disparaît. Pour certaines raisons, le cerveau pense qu’il faut encore les produire. C’est ainsi que le ressenti de douleur physique ou d’écrasement se met en place. Pour un peu les mêmes raisons qu’avec le pilotage automatique, c’est un déclencheur qui aménera le cerveau à se sentir en danger, et ainsi produire ces substance tant que le déclencheur sera actif. En séance, avec des séries de mouvement oculaire, il est possible d’en amoindrir et au final en supprimer les effets.

La sensation de glissade

Certains se sentent condamnés à glisser dès qu'ils doivent avancer

Certains se sentent condamnés à glisser dès qu’ils doivent avancer

Certaines personnes se sentent si fragile dans leur état dépressif que pour prendre l’expression de l’article : « je l’ai toujours comparé à essayé d’escalader une montagne de boue, dès que j’avance, je glisse ». Qu’il est décourageant de se sentir incapable de faire quoique ce soit. Et s’il nous arrive de vouloir entreprendre une action que l’on sait banale, on est condamné à échouer. Là encore, un déclencheur met en place dans le cerveau un ressenti. Ici le déclencheur pour cette catégorie de personne sera le vouloir entreprendre. Le comportement inadapté sera le ressenti de glissade ou de perte d’équilibre qui soit produit un échec réel, soit produit un ressenti d’échec réel. Pour la partie « thalamus » du cerveau telle que je l’explique dans la formation gratuite, il n’y a pas de différence entre la perception de la réalité et le ressenti. Autrement dit, pour cette partie du cerveau, je me sens échouer équivaudra à j’échoue. Vous saisissez l’idée ? J’aide à identifier cela un peu plus concrétement dans la vidéo sur « comment bien observer ses pensées ».

Un des facteurs clé de la guérison se situe dans la conscientisation du déclencheur et ce qu’il produit. J’insiste énormément en cabinet sur cet aspect quand il est évident.
Dans un premier temps, je vous inviterai à enquêter sur vos propres symptômes déclenchés. On a tous des ressentis physiques, ou des émotions négatives, ou des ressentis physiques. S’en rendre compte est un premier pas vers la maitrise de son corps.
Ensuite, et c’est plus difficile, il est important de trouver ce qui déclenche tout cela. Il vaut mieux se faire aider dans ce cas.

A présent, je vous inviterai à écrire ci-dessous vos symptômes déclenchés en vous.
 

10 Comments
  • A.LL.
    août 26, 2014

    MA DEPRIME A MOI……
    Je ferai l’impasse sur les ressentis physiques pour m’arrêter sur ce que je desteste le plus chez moi quand je suis dans cet ETAT c’est cette ABSCENCE D’ENVIE, EN VIE. … Car à la manière d’un robot, je fais les choses mécaniquement, je mange sans faim, je ne vois pas de différence entre un jour de pluie et une journée ensoleillée, le chant des oiseaux m’agace et le rire des gens heureux aussi. Je ressens juste à l’intérieur de moi un VIDE ABYSSAL. Ce sentiment d’etre là sans être là, de rater ta vie parce qu’elle passe juste devant toi et que tu en es seulement l’observateur alors que tu as le «  »meilleur » » rôle. Le sentiment de n’être rien, d’être vide, de ne servir à rien ni à personne.
    Les AUTRES savent où ils vont, PAS TOI.
    Les AUTRES vont forcément quelque part, PAS TOI.
    Les AUTRES ont un plan de vie, des projets, des désirs, PAS TOI
    LES AUTRES valident des réussites, PAS TOI
    LES AUTRES eux montent dans le train, TOI, tu restes à quai en te disant mais où vont tous ces gens et au bout qu’est-ce qu’il y a ? Juste le néant, alors à quoi cela sert-il de vivre ? Vanité tout est vanité !!!!!!
    Et, pourtant contrairement, aux apparences, je vais beaucoup mieux aujourd’hui grâce à toi, et je t’en remercie Joël, je ne me refugie plus dans le sommeil, ni dans rien d’autre non plus. Je ne FUIE plus, J’AFFRONTE désormais ou tout du moins j’essaie…..

    • Joël ALIDOR
      août 27, 2014

      Merci A.LL. pour ton témoignage poignant. Un des challenges pour nous les vivants est d’apprendre à aimer ce qu’on déteste le plus en soi, car si on le deteste, c’est parce qu’il fait souffrir. Il fait souffrir parce qu’il est lié à une blessure passée. Merci de continuer à aller de l’avant de montrer l’exemple pour ce qui est d’apprendre à acquérir le courage de s’aimer. Regarde aussi ce qu’il y a de beau en toi.

  • Juliette
    août 27, 2014

    Je prends le courage de réagir à ce que tu as écris, A.LL.
    Je dis que je prends le courage parce que, d’une part ce que tu as écris m’a complètement retournée (je me suis re-vue il y a quelques années en arrière), et d’autre part parce que c’est tellement sensible, tellement délicat, que je veux avoir le plus grand respect pour ce que tu as exprimé. Et les mots peuvent parfois tellement être maladroits…
    J’ai donc dis COURAGE!

    J’ai ressentis les mêmes choses à une époque pas si lointaine que ça: l’impression de vide et de déconnexion; comme si j’étais une tortue sortie du flux incessant de va et viens des gens, tortue perdue, flottant de le cosmos, en errance totale par rapport à l’espace et au temps. Et moi aussi, rien ne me semblait avoir d’importance, rien ne portait de sens… Le soleil ne me réjouissait pas, les gazouillis des oiseaux me laissaient de marbre, s’ils ne m’agaçaient pas…

    Je tiens à te dire COURAGE!

    Parce que, après avoir entrepris le même chemin que toi, il y a plus de trois ans, je ne me reconnais plus dans ces descriptions _ ni la tienne ni la mienne. Tu tiens le bon bout! Ca peut prendre du temps. Il y aura des moments de larmes et de lassitude. Mais « pour une fois » les efforts que tu déploies te mèneront quelque part, si seulement tu endures les épreuves avec patience, opiniâtreté, et que tu maintiens le cap!

    Si tu veux un aperçu de ce que tu peux atteindre _ et je suis certaine que tu vas y arriver: tu ne rentreras probablement pas dans le flux incessant de va et viens des gens autour de toi (et j’ai envie de dire que, si tu en es sorti, c’est que probablement ce flux ne te convenais pas tant que ça. Et c’est pas plus mal!); tu ne te sentiras plus non plus dans un « No man’s land », comme un point perdu au milieu de nulle part. Bien plutôt, tu vas trouver TON flux, ta route, ton rythme, tes enjeux pleins de sens POUR TOI. Tu vas enfin découvrir QUI TU ES, et non plus ce que les autres pensent que tu es ou veulent que tu sois, et surtout tu vas apprendre à AIMER CE QUE TU ES.

    Mais d’abord, un pas à la fois…

    COURAGE! Sincèrement, tu vas y arriver.

    J’étais la première à croire que je n’y arriverai pas, et pourtant…! 🙂

  • A.LL.
    août 27, 2014

    Merci Juliette, tes encouragements me touchent. Et je suis heureuse de constater en te lisant que tu es désormais bien avancée sur le chemin de la guérison. Etre en PAIX avec son HISTOIRE pour être en PAIX avec les AUTRES, voilà un bel objectif à atteindre. …. continue !!!!!!!

  • A.LL.
    août 27, 2014

    Absolument GENIALE !!!! cette vidéo sur  » comment vaincre ses angoisses ». Merci Joël d’avoir traduit des choses compliquées en langage simple. J’ai hâte de voir la suite……
    Seulement, cela soulève chez moi quelques interrogations. Je garde l’exemple de ton ours et poussin. Une vie entière ne suffirait pas à régler tous les déclencheurs qui sont en rapport avec  » l’ours ». Je m’explique :
    Le thalamus a compilé des millions d’informations à la seconde en l’occurence dans ton exemple la truffe de l’ours. Mais que dire des autres informations toujours concernant l’ours comme son la couleur de son poil, ses grognements, son odeur (si, si, un ours sent mauvais), ses grosses pattes avec ses griffes, etc,
    Pire, l’ours ne fait pas irruption dans le salon, IL vit à demeure, tu ne vis pas seul avec lui , tu trembles aussi pour tes enfants,
    Encore plus pire : tu apprends que sur plusieurs générations, il y a toujours eu un ours qui a terrorisé sa famille.
    Et te voilà porteur non seulement de tes propres « mémoires » de PEUR
    ais aussi de celles de tes ascendants

  • A.LL.
    août 27, 2014

    Désolée pour la fausse manip….
    Bon je reprends : toutes ces peurs de l’ours qui se cumulent sur plusieurs générations font que non seulement tu vis avec des déclencheurs en permanence, tu ne peux jamais te sentir en sécurité, mais aussi, quand bien même, tu réussirais à te débarrasser d’un aspect de l’ours en l’occurence la truffe, il te resterait à éliminer tout le reste…..Donc, je reviens sur mon affirmation du départ : UNE VIE ENTIERE NE NOUS SUFFIRA PAS à nous débarrasser de ses mémoires toxiques.
    Pourquoi que le cerveau ne pourrait pas à la manière d’un ordinateur effacer tout le programmant lié à l’ours qui est gravé dans le thalamus dès l’instant où on toucherait à une seule de ses composantes ? Je suis sûre que cela nous ferait gagner du temps !!!!!!! Et il y aurait beaucoup moins de souffrances à la clef. N’y a t’ il pas de raccourci possible ????
    Désolée, pour celles et ceux qui me liront, je n’ai pas réussi à faire plus clair.
    J’ose espérer que toi Joël tu m’auras un peu comprise.

  • Lulu
    septembre 1, 2014

    Bonjour,

    j’étais en train de lire vos commentaires et je me retrouve assez dans ce que vous dites toutes les deux. Moi par contre j’ai vraiment du mal a expliquer et comprendre ce que je ressens car un jour je ressens une chose et demain une autre. Tout dépendera de qui j’ai rencontré ce jour ou ce qui s’est passé dans ma journée.. Je suis donc, je pense, très influençable.
    J’ai eu une enfance sur-protegée; on m’a enseigné ce qu’était le bien et le mal dès mon plus jeune age ce qui fait qu’aujourd’hui tout me choque, tout me perturbe, tout me fait peur, je n’ai confiance en personne même pas en moi.. J’ai peur de la mort, peur des maladies, peur de perdre mes êtres chers, peur qu’ils ai un accident..
    J’ai remarqué que je suis tout le temps sur la défensive pour me protéger des critiques des autres ou de ce qu’ils pourraient penser de moi (ça c’est dû au perfectionnisme de mon père, il était très exigeant avec moi et le reste de ma famille, mais bizarrement c’est moi qui était le plus sensible à ce qu’il disait.. Je voulais etre parfaite à ses yeux mais ce n’était jamais a la hauteur de ses esperances..
    Le probleme c’est que mon histoire, mon éducation a eu un gros impact dans ma vie depuis que je me suis mariée il y a deux ans et demi: j’ai dû me debrouillée sans mes parents, me faire une place auprès des autres, apprendre qui j’étais, ce que je voulais être et je me rend compte avec le recul que pendant toutes ces années j’etais la fille que mon père voulais que je soit et non MOI: c’est ça qui me fait le plus souffrir je crois:
    j’étais discrete parce-que ça faisait plaisir à mon père, humble parce qu’il l’était, patiente parce qu’il ne voulait pas qu’on est des conflits avec les autres, calme, sourriante parce qu’il nous a toujours appris a le faire, enfermée a la maison parce qu’il avait peur qu’il nous arrive quelque chose, j’ai eu mon BAC uniquement pour qu’il soit fier de moi..
    J’en ai marre!!! Le vrai MOI: c’est dire ce que je pense, m’imposer, attirer l’attention sur moi (j’en suis pas fière), raller quand j’en ai besoin, parler, rire pour rien, faire rire les autres. D’ailleurs je ne suis pas patiente!! Surtout quand on ne l’est pas avec moi. Je n’aime pas etre discrete! car je me sens transparente, inexistente, non importante. J’aime faire la folle car c’est ça qui me donne de la joie et qui me fait aimer vivre sinon je passe a coté de quelque chose!! Vous croyez pas?
    Il me rabaissait tout le temps, ne s’interressait pas réelement a moi, j’etais transparente et du coup j’ai voulu combler tout cela avec les gens exterieurs.
    J’ai trop besoin d’encouragement, qu’on m’apprécie tel que je suis, qu’on me respecte, d’amour, de reconnaisance, d’être valorisée, d’exister.
    Je ne sais pas si vous arrivé à comprendre qui je suis et ce qui ne va pas chez moi mais en tout cas je sais que je ne suis pas heureuse, pas comblée, je suis souvent angoissée, pressionnée par le monde exterieur

  • Juliette
    septembre 1, 2014

    Salut Lulu,

    premièrement je voudrais te remercier d’avoir exprimé tes ressentis, car en général, ce n’est pas facile de se livrer à des inconnus. C’est très courageux de ta part. Et le courage c’est une qualité! 🙂

    Deuxièmement j’ai envie de te dire que, même si on ne se connait pas, je te souhaite très sincèrement et du fond du coeur d’être heureuse, d’éprouver de la joie authentique et de jalonner chacune de tes journées de rires francs. On a pas besoin d’être amis intimes, ou même de s’être vu, pour se souhaiter sincèrement le meilleur. Je te souhaite le meilleur. 🙂

    Troisièmement, je me suis beaucoup retrouvée dans ce que tu as décris: l’éducation, l’impact du père, le besoin viscéral de plaire et en même temps l’effacement de sa propre personnalité… Je ne sais pas si tu as lu mon témoignage dans la rubrique du même nom; cela peut peut-être déjà te rassurer que les choses peuvent concrètement s’améliorer pour toi.
    Souvent le danger dans ce cas de figure, c’est de tellement vouloir se détacher de l’image de la « fille parfaite à papa » que l’on verse dans l’autre extrême, qui ne nous correspond pas forcément davantage. Et comme j’avais lu quelque part (je ne sais plus où), lorsque tu fais tout le contraire de ce qu’on attend de toi, tu n’es pas libre non plus puisque tu te sens obligée d’être le contraire. L’emprise dont tu cherches à te libérer reste donc, mais sous une autre forme. La vraie liberté est ailleurs!
    Ce qui est important, c’est de REDECOUVRIR QUI ON EST REELLEMENT, sans aucune contrainte extérieure. C’est ce que je suis en train de réussir à faire, et si j’y arrive, tu peux à coup sûr y arriver toi aussi!
    La 1ère étape qui m’a aidé, c’est d’abord d’évacuer toutes les émotions négatives accumulées depuis des années: tristesse, frustration, colère… Pour cela, il est nécessaire d’être accompagné par un professionnel compétent et avec lequel on se sent à l’aise.
    Une fois que le plus gros sera évacué, tu y verras plus clair.
    J’avais pris une fois cet exemple à une amie: c’est comme quand tu as plusieurs fenêtres ouvertes sur ton PC. Au bout d’un moment il se met à ramer. Ce n’est pas en actualisant constamment tes pages, en en ouvrant de nouvelles ou pire, en éteignant à la sauvage ton PC que les choses vont s’arranger. Il te faut d’abord faire une sélection parmi tes pages / fenêtres ouvertes, fermer les programmes qui te sont inutiles ou te nuisent, afin que ton serveur récupère de l’énergie, de l’espace pour fonctionner. Tu gagneras automatiquement en performance pour les programmes que tu souhaites garder ou ouvrir.
    Et s’il y a des virus… les anti-virus existent! 😉

    Evacuer, retrouver de l’espace, de l’air, de la confiance et de l’espoir… Tu vas y arriver!
    Bien souvent, le plus dur, et ce qui demande le plus de courage, c’est de prendre conscience d’un problème.
    N’ais-je pas écrit au début que tu es courageuse ?!? 😉

    Tu vas y arriver!

  • A.LL.
    septembre 1, 2014

    A Lulu,

    « La plus profonde des blessures narcissiques -ne pas avoir été aimé pour ce que l’on était- ne peut ce cicratriser avant que l’on en ait fait le deuil »

    Il est difficile d’atteindre la liberté(…) sans vivre un deuil. Cette capacité de s’affliger, par exemple de renoncer à l’illusion d’une enfance heureuse, peut permettre de retrouver sa vitalité et sa créativité(…) Si un individu peut reconnaître qu’il n’a jamais été aimé pour lui même pendant son enfance, mais simplement pour ses réussites, ses succès et ses qualités (…) et qu’il a sacrifié son enfance pour recevoir cet amour, alors il risque d’être fortement ébranlé. ALICE MILLER dans le Drame de l’enfant doué

    Bravo LULU tu es à féliciter car tu es capable de faire face à TA REALITE certes douloureuse, c’est donc que tu es sur la bonne voie, la voie de la guérison.
    Maintenant, nous sommes tous plus ou moins des victimes de notre enfa nce, car hélas, il n’existe pas de parents parfaits,…….
    A ce stade, deux choix s’offrent à toi……..
    Je ne veux pas me poser en « donneur de leçon », car il n’a pas deux douleurs identiques et chacun à son rythme, fait ses expériences.

    Voilà ce que j’ai décidé de comprendre et d’appliquer dans ma vie. Dans un premier temps, ma rencontre avec JOEL et le travail thérapeutique que j’ai entrepris avec lui ont été déterminants pour que je change radicalement ma façon de penser. Je suis passée de « c’est pas possible », « j’ai pas eu le bon jeu de carte à la naissance (c’était mon expression favorite) », « le jeu était tronqué depuis le début », « je n’étais pas désirée » et blabla bla……. à TOUT EST POSSIBLE si j’ai envie d’y croire.
    Et là, crois moi quand tu décides au niveau de ton cerveau de n’être plus baladé par ton histoire et surtout l’interprétation que tu en fais de ce qui t’est arrivé, alors tu commences à créer autour de toi une immense DEFERLANTE DE POSSIBLES.
    Je suis personnellement admirative de la façon dont notre corps a été conçu et de sa capacité à cicatriser, JOEL m’a juste convaincue que notre cerveau était lui aussi capable de « cicatriser » et généreux comme il sait l’être, il nous donne en plus les outils pour nous reconstruire.
    Bien sûr, il faut passer obligatoirement comme l’a si bien dit JULIETTE, par le stade de récurage, de remuer cette boue nauséabonde, c’est un passage obligé, des particules en suspension vont remonter au fur et à mesure, et tu risques à juste titre de penser de ne jamais en voir le bout,
    Cela fait trois années que je bosse avec Joël, mais je n’ai pas le même âge, j’ai 54 ans, un lourd passif transgenerationnel, j’ai connu la maltraitance enfant et j’ai enchaîné 31 années de vie commune avec un mari pervers-narcissique. Bon ouf, c’est dit !!!!!!! J
    Crois-moi, je n’essaie pas de faire de la surenchère en ce qui concerne LES SOUFFRANCES ni établir des records, je veux juste te dire que par moment, bien sûr, je redescends une marche ou deux, mais je sais que mon processus de guérison est amorcé et que je ne redescendrai jamais plus l’escalier jusqu’en bas,

    Je disais donc au début, tu es face à deux choix :
    – 1er – tu continues à te poser en éternelle victime et tu te confortes dans ce qu’on appelle la victimisation, J’ai moi même fonctiooner comme çà pendant des décennies, à force tu FATIGUES l’entourage et tout le monde te tournes le dos. D’ailleurs, à ce propos, JOEL m’avait expliqué pourquoi : en agissant ainsi TU RENVOIS LES AUTRES A LEUR PROPRE IMPUISSANCE ET LEUR VULNERABILITE. Donc, à terme ce n’est pas une bonne solution….. Mais, si c’est ton choix du moment, je le respecte. Je vais encore citer notre MAITRE à tous c-a-d JOEL (attention je rigole) : LA SOUFFRANCE DES AUTRES CA SE RESPECTE !!!!!!
    -2- Soit tu te dis une fois pour toute STOOOOOOOP !!!!!!!!!
    « Ça a eu lieu », cela fai partie de mon histoire, je ne peux pas l’effacer, « ça a eu lieu ! Pourtant, il y a quelque chose à faire : C’EST D’EN FAIRE QUELQUE CHOSE.
    Comment cet épisode de ma vie, ces manques, ces drames, ces offenses, comment puis-je les utiliser pour donner plus de sens à ma vie ici et maintenant ?
    Accepter ce qui est par rapport à son passé, c’est oser le regarder en face, c’est traduire la peine, le ressenti tourmenté qui cause des tempêtes intérieures, le transcrire par des mots auprès d’une personne compétente et bienveillante et JOEL est pour moi en l’occurence cette personne, c’est DEPOSER tout cela, sans blâmer qui que ce soit, ni les autres et encore moins soi.

  • A.LL.
    septembre 1, 2014

    Désolée LULU, j’ai encore fait une fausse manip.

    SAVOIR QUE L’ON N’A AUCUN POUVOIR SUR LE PASSE,
    Et chaque jour, il convient de se dire : VOILA UN NOUVEAU JOUR, LES AUTRES ONT BASCULE DANS LE PASSE ! IL n’y a que celui-ci qui m’appartienne, je vais m’efforcer de le rendre BEAU. Je crée ma propre réalité.
    Je ne te mentirai pas en te disant que c’est facile. Je dois continuellement lutter contre mon AUTO SABOTEUR, et c’est une lutte permanente et acharnée, sans parler des déclencheurs. ……….
    Au stade où j’en suis, je ne sais pas encore comment je vais sublimer toutes mes souffrances, car j’ai encore un gros problème d’identité et d dévalorisation, mais j’y travaille d’arrache pied……..

    C’est un véritable bonheur que JOEL encore (décidément il est à la fête ce soir) nous donne l’occasion de nous exprimer dans cette tribune.
    Cela aussi fait partie de la guérison que de partager son vécu et ses émotions.
    Voilà LULU, tu iras bien sûr A TON RYTHME et surtout en n’essayant pas de te comparer aux autres, il s’agit de TOI et de ton RESSENTI, alors tout doux……. et avec Joël, je suis confiante pour toi.

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